Après les états généraux du Programme Kandadji tenus du 18 au 20 juillet 2026, à Niamey, les membres du Comité d’experts chargé de consolider le rapport final de ces assises a rendu ses conclusions au Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, dans la matinée du lundi 27 juillet 2026 à son cabinet.
Considérés comme un moment de vérité, selon les termes du Premier Ministre, les états généraux visaient à établir un diagnostic lucide de la situation du Programme Kandadji, identifier les contraintes qui freinent son aboutissement et définir une feuille de route claire, réaliste et partagée pour accélérer la réalisation du barrage de Kandadji.
A la remise du rapport des assises les membres du Comité chargé de l’organisation des Etats généraux du Programme Kandadji dont la finalisation a été plusieurs fois reportées, propose trois options pour parachever le projet en souffrance depuis quelques temps.
La première alternative consiste, selon le conseiller spécial du Président de la République chargé des questions minières et énergétiques, M. Moumouni Abdoul-Razak, président du comité, à poursuivre la mise en œuvre du projet selon le schéma en cours actuellement mais qui présente beaucoup de contraintes. La deuxième option préconise de compter sur nos propres forces, en mobilisant les ressources nationales pour parachever le projet de barrage. Cette option qui se veut souverainiste dans un contexte de refondation de la république pourrait selon ses initiateurs permettre aux Nigériens de construire eux-mêmes le barrage de Kandadji avec leurs propres moyens, leurs propres efforts et leur propre expertise.
Enfin, la troisième alternative suggère que l’État du Niger assume un rôle central et moteur dans la réalisation du barrage, en s’associant à un nombre restreint de bailleurs de fonds intervenant de manière significative.
Recevant le rapport des états généraux du Programme Kandadji, le Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine a salué la qualité du travail abattu, promettant que le gouvernement opérera le choix nécessaires pour relancer le projet Kandadji et mettre ainsi fin aux retards persistants et aux multiples arrêts enregistrés sur le chantier.
Pour rappel, le projet de construction du barrage de Kandadji, considéré par les plus hautes autorités nigérienne comme un “chantier prioritaire de la Nation” a pour finalité d’accroître la production de denrées alimentaires et d’électricité, stimuler les emplois et ouvrir des perspectives économiques au profit des familles et des communautés du Sahel.
Ibrahim Moussa













