Le vendredi 7 août 2026, un grave accident de circulation s’est produit sur la Route Nationale N°1 à la hauteur du village de Doukou Doukou situé à une cinquainte de kilomètres de Madaoua dans la région de Tahoua. Deux bus de transport interurbain appartenant aux compagnies STM et SONITRAV ont eu une collision engendrant des pertes en vies humaines. Le bilan provisoire communiqué par le ministère des transports fait état de 22 personnes tuées parmi lesquelles 17 Agents des Forces de Défense et de Sécurité. Ces derniers qui voyageaient dans le bus de la compagnie SONITRAV rentraient sur Niamey en provenance de Zinder où ils ont suivi une formation au centre d’instruction d’AROUNGOUZA. Quant au bus STM venant du sens inverse, il a quitté Madaoua en direction de Maradi.
En plus de personnes ayant perdu la vie sur le champ, l’accident a fait 37 blessés qui sont actuellement pris en charge au niveau de l’Hôpital de District de Maradoua.
Face à ce tragique accident, le ministère des transports a, au nom des plus hautes autorités présenté ses condoléances aux familles des disparues. Il a par la même occasion souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Dans son communiqué en date du samedi 8 août, le ministère des transports a rappelé que dans des telles circonstances, la responsabilité de la sécurité et de l’intégrité physique des passagers incombent pleinement aux sociétés de transport, qui sont tenues de respecter scrupuleusement les normes de sécurité routière en vigueur. Il s’agit là, entre autres, de l’entretien technique de leurs véhicules ainsi que la règlementation applicable à la conduite et au repos de leurs chauffeurs.
Dans le même communiqué, le ministère des transports annonce une rencontre avec les responsables des différentes compagnies de transport interurbain très prochainement. Au cours de cette dernière, il sera question d’examiner les circonstances des accidents et d’arrêter des mesures fortes et durables visant à prévenir la récurrence de tels drames sur les routes.
La Société STM et SONITRAV impliquées dans l’accident du vendredi 7 août dernier sont d’ores et déjà convoquées au ministère de tutelle dès le lundi 10 août 2026 afin d’être mises devant leur responsabilité, et les sanctions prévues par la réglementation en vigueur leur seront appliquées, précise la tutelle.
Entre vendredi 7 et samedi 8 août, c’est au moins quatre (4) accidents qui ont été signalés mettant en cause des sociétés de transport interurbain. En plus de l’accident de Doukou Doukou dans la région de Tahoua, le même jour, un bus a pris feu dans la localité de Gaya et le samedi 8 août, un autre bus STM a déraillé sur sa route en république du Bénin. Ledit bus aurait quitté Cotonou avec destination Lomé.
Ces accidents dont seules les enquêtes vont prouver les causes, interviennent dans un contexte où le ministère en charge des transports a interdit depuis des mois, tout départ sur tous les axes avant 5 h du matin.
Ibrahim Moussa













