
Crédit photo/Unicef
Deux (2) ans après les engagements pris à Bogota, l’heure et au suivi en ce qui concerne les violences faites à l’égard des enfants.
Gouvernement, partenaires techniques et financiers, organisation de la société civile, entités décentralisées, bref, tous ceux qui interviennent dans la protection de l’Enfance se réunissent du 23 au 25 septembre à Niamey autour de l’éternelle question de protection et la recherche du bien-être des enfants.
Les participants examineront entres autres points, la synergie d’action entre leaders communautaires, religieux, organisations d’enfants et des jeunes, ministères sectoriels et l’Unicef. Objectif, passer en revue la situation des droits des enfants et proposer des solutions pour l’atteinte du bien-être de ces êtres vulnérables de la société nigérienne.
Il est attendu de cette rencontre, des propositions concrètes notamment sur le renforcement de la riposte contre les violences faites aux enfants, l’élimination progressive du mariage d’enfants, le rôle que la communauté est appelée à jouer, la coordination entre les services sociaux, le financement et aussi comment rapprocher les services de protection des enfants jusqu’à dans les zones les plus reculées du pays.
Pour l’Unicef, l’atelier technique constitue un enjeu essentiel car il s’agit de protéger les enfants du Niger. « L’enjeu de ces trois (3) jours est donc clair, transformer nos analyses en priorités communes de nos engagements en actions mesurables. Les réponses que nous pouvons devoir donner à certaines questions qui seront posées ici vont nous permettre d’identifier les priorités les plus urgentes et les solutions les plus efficaces et les investissements susceptibles de produire les changements les plus durables pour les enfants », a souligné Djanabou Mahondé, représentante résidente de l’Unicef.
La représentante de l’Unicef a par la même occasion réitérée la disponibilité de son institution à accompagner le gouvernement sur tout ce qui concerne la promotion et la valorisation des droits des enfants.
En plus d’analyser la situation des violences faites aux enfants, l’atelier prépara la participation du Niger à la prochaine conférence ministérielle qui se tiendra à Manille courant cette année 2026.

Au niveau du Ministère de la Population, la tenue de la réunion du comité technique de protection de l’enfant qui se penchera sur la consultation sectorielle sur la protection de l’enfant, et le suivi des engagements pris à Bogota est synonyme de redevabilité.
La Ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale Pr Ramatou Sidikou Djermakoye Seyni a rappelé l’importance du comité national de protection. « Je rappelle que le Comité National de Protection de l’Enfant (CNPE) est investi d’une mission essentielle à savoir la coordination et l’orientation des activités menées par les comités régionaux, départementaux, communaux et villageois de Protection de l’Enfant ».
Abordant la question du suivi des engagements pris à Bogota, la ministre de la population a indiqué que le gouvernement demeure fermement engagé à ne ménager aucun effort pour créer un environnement sûr et protecteur pour chaque enfant.
Auparavant, Mme Djimraou Djamila Chékaraou, Secrétaire Générale Adjointe de la région de Niamey a mentionné qu’assurer la protection et l’épanouissement des enfants tout en garantissant le respect des droits fondamentaux des enfants constituent un impératif patriotique et moral. Elle a par la suite mis en évidence les défis réels auxquels la région fait face en matière de protection de l’enfant. Il s’agit notamment de la mendicité, l’exploitation des enfants et le phénomène des enfants dans la rue.
Ibrahim Moussa













