Friday 2 October 2026
La Roue de l'Histoire
Advertisement
  • Accueil
  • Politique
  • Économie
  • Société
  • Santé
  • Éducation
  • Culture
  • Sport
  • Inter
No Result
View All Result
La Roue de l'Histoire
  • Accueil
  • Politique
  • Économie
  • Société
  • Santé
  • Éducation
  • Culture
  • Sport
  • Inter
No Result
View All Result
La Roue de l'Histoire
No Result
View All Result
Home Santé

Planification Familiale: Au Niger, tradition, modernité  et religion s’associent pour booster la contraception et la procréation responsable

Ibrahim Moussa Illagamo by Ibrahim Moussa Illagamo
29 September 2026
in Santé, Société
0
Planification Familiale: Au Niger, tradition, modernité  et religion s’associent pour booster la contraception et la procréation responsable

Les leaders religieux sensibilisent les chefs de quartiers de Niamey sur la Planification Familiale

596
SHARES
3.3k
VIEWS
Share on FacebookShare on Twitter

Selon l’étude EDSN-MICS 2012, le Niger a un taux d’accroissement naturel de la population de 3,9% par an. Ce qui en fait l’un des taux les plus élevés au monde. La femme nigérienne donne en moyenne six (6) voire sept (7) enfants et la population du pays double tous les 18 ans.

Selon l’enquête  nationale sur la Fécondité, la Mortalité et les rapports, la prévalence contraceptive moderne stagne autour de 10% à 11% chez les femmes en union âgées de 15 à 49 ans. Mais l’enquête Performance Monitoring Accelerator (PMA) 2021 sur l’Avortement précise que le taux de contraception a atteint 14% au Niger.  

You might also like

Productions médiatiques sur les DSSR: A Niamey, des journalistes s’engagent à accompagner IPAS et la CAR/PF

Rentrée scolaire: Environ 4 millions d’élèves et 94 800 enseignants reprennent le chemin de l’École, précise Dr Elizabeth Chérif

Autonomisation des filles : Quand des jeunes filles et femmes s’intéressent à la pâtisserie à Diffa

Face aux multiples défis de la démographie et les problèmes quotidiens auxquels des familles sont confrontées tels que la santé de la mère et des enfants combinés à l’éducation de ces derniers, agents de santé, leaders religieux et traditionnalistes brisent le tabou sur l’espacement des naissances et plaident en faveur d’une procréation responsable.

Autrefois, sujet extrêmement délicat à  débattre en public, la planification familiale est aujourd’hui abordée par toutes les couches sociales. Ce changement de mentalité et de comportement est à mettre à l’actif de certains acteurs engagés, parmi lesquels, figurent agents de santé, religieux  et conservateurs de la tradition.

«  Les années passées pour espacer les naissances, nous faisions recours aux marabouts traditionnels qui nous donnaient des amulettes. Ils donnaient de très bonnes amulettes qui vont te permettre de faire une pause de 2 ans et demi voire 4 ans sans accoucher…, » tel est le témoignage de Mme Ngoubdo Bintou. La soixantaine révolue, elle se rappelle du rôle joué par les marabouts traditionnels dans l’espacement des naissances.

Ces amulettes attachées le plus souvent à la hanche ou au tour du bras sont gardées jalousement et la planification se passait comme souhaitée par le couple, se rappelle Mme Bintou.

L’autre méthode traditionnelle, concerne  la prise du fruit d’un arbre appelé Guiguiya en Haoussa. «…Quand une femme prend un seul de ses grains, elle peut faire un an sans tomber enceinte », dixit Bintoumi, un chef de famille.

Aujourd’hui, les partisans de cette méthode traditionnelle se tournent vers la contraception. Les acteurs orientent leurs clientes vers les centres de santé où elles seront édifiées sur les avantages de la prise des contraceptifs.

Mme Bintou

Avec l’avènement de la médecine moderne, les leaders religieux, musulmans comme chrétiens ont décidé de rentrer dans la danse en encourageant les couples à la planification familiale dans les villes comme dans les villages.

Les lignes  bougent grâce à la disponibilité et la prise des contraceptifs

Avec la médecine moderne et le travail de sensibilisation que mènent les agents de santé accompagnés par les ulémas et évêques, la prise de conscience pour une procréation responsable évolue année après année dans les foyers nigériens. Époux et épouses savent désormais les avantages de la contraception et optent pour la pratique.

« Je prends des contraceptifs au niveau des centres de santé. A ce niveau, les agents nous demandent de concerter nos époux, s’ils acceptent, nous prenons pour nous reposer », a précisé une jeune maman.

https://larouedelhistoire.info/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Video-2026-09-22-at-20.20.31.mp4

Aujourd’hui, compte tenu de plusieurs variétés des contraceptifs,  plusieurs choix s’offrent aux femmes tant sur le genre du contraceptif à prendre que sur la durée de la contraception. Les couples sont persuadés que la planification familiale permet à la femme de se reposer entre deux (2) grossesses, de donner à chaque enfant la santé et le temps nécessaire de bien grandir. « En tant que mère, j’ai espacé mes naissances pour pouvoir m’occuper correctement de chacun de mes enfants. J’ai utilisé les méthodes naturelles dans un premier temps avant de recevoir des conseils au centre de santé. Par le passé, on connaissait surtout les méthodes traditionnelles, c’est-à-dire, l’allaitement prolongé, le calcul des cycles et l’abstinence. Et petit à petit, les méthodes modernes sont arrivées. Il y ’avait par exemple la pilule, les préservatifs, les injections, le stérilet… Mais à cette époque, on a parlé peu, c’était un sujet tabou mais aujourd’hui, les langues se délient en ce qui concerne la planification familiale », a laissé entendre, Mme Falmata Ousmane.  

Constatant qu’une maman qui espace les naissances est en meilleure santé avec des enfants bien nourris, scolarisés et une famille moins fatiguée financièrement, les époux, jadis, les plus réfracteurs surtout en milieu rural, ont désormais une autre lecture de la planification familiale. Ils sont devenus dans certains foyers des guides qui encouragent leurs épouses à prendre des contraceptifs. Mieux, eux aussi, pratiquent à leur tour la contraception.

« Par rapport au choix de la méthode, moi et madame, on a préféré utilisé la pilule contraceptive notamment genre JUNIA, SUTURA. Elle prend les comprimés, il n y a aucun problème et elle ne le sent même pas. Par rapport à la contraception masculine, moi, c’est les capotes que je connais, les condoms que les hommes portent mais moi je ne jamais porté ça, j’utilise plus la méthode de retrait bien qu’elle est à 99% risquée par rapport à d’autres méthodes contraceptives parce que cette méthode ne permet pas à tout le monde de se contrôler. J’utilise aussi le calendrier sur la période risquée pendant l’ovulation », a précisé M. Bintoumi.  Monsieur et madame Bintoumi mettent trois à quatre (4) ans entre chaque naissance.

Les religions, armes puissantes dans la promotion de la planification familiale

Dans un pays constitué de presque 100% des croyants répartis dans les deux (2) principales religions abrahamiques pratiquées au Niger (Islam et Christianisme), les responsables religieux jouent un rôle important en matière de changement de mentalité et de comportement.

Dans les récits bibliques et surtout dans les versets coraniques,  «  La religion dit entre deux naissances, il faut au moins observer 30 mois ». Des passages très importants mais le plus souvent cachés aux fidèles musulmans. Il leur est seulement vulgarisé les propos du prophète de l’Islam qui disent : « Procréer et donner naissance à beaucoup d’enfants et j’en serai fier de ma communauté », un verset que Cheick Barham Aboubacar Hassoumi, président du Cadre Religieux pour la Santé et le Développement  (CSRD-Niger), estime qu’il a fait l’objet d’une interprétation erronée. Cette structure constituée des imams et Prêtes des Églises Catholiques, des Pasteurs des Églises Évangéliques travaille en parfaite collaboration avec le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique pour promouvoir une natalité responsable en sensibilisant les populations à pratiquer la contraception.

M. Bintoumi.

Pour le CRSD-Niger, la question de la planification familiale  est d’une importance capitale à partir du moment où une femme au Niger peut se retrouver avec une moyenne de sept (7) voire huit (8) enfants. « La planification des naissances est loin d’être interdite par les religions », ont martelé Cheick Barham Aboubacar Hassoumi et le révérend Barazé Djergou, respectivement président et trésorier général du CRSD-Niger.

La prise de conscience chez la jeune génération 

Entre le désir de devenir mère et la crainte des risques liés aux maternités rapprochées, les jeunes filles commencent déjà à réfléchir sur la planification des naissances. ” Je vais être très honnête avec mon futur mari; je veux des enfants, Incha Allah mais je ne veux surtout pas enchainer les accouchements comme si mon corps était fait pour ça à l’infini. Pour moi  avoir un enfant doit être une décision prise à deux. On doit savoir quand on est prêts, combien d’enfants on souhaite et surtout laisser à mon corps le temps de récupérer entre deux grossesses“, a indiqué mademoiselle Zeinab. 

Pour la jeune génération, on parle beaucoup du bonheur d’avoir un bébé, mais beaucoup moins de ce que la femme traverse physiquement.  Des jeunes filles non encore mariée et n’ayant pas encore accouchées énumèrent quelques unes de leurs craintes. Il s’agit entre autres, d’une grossesse qui change énormément le corps, le ventre, les muscles et le périnée sont sollicités, le corps prend du poids… les hormones changent et l’accouchement lui-même peut entrainer  des déchirures, une épisiotomie, des douleurs, des problèmes urinaires ou une fragilisation du périnée. Certaines femmes récupèrent très bien, d’autres gardent des séquelles pendant longtemps.

Certaines jeunes filles restent d’ailleurs catégoriques: ” Si nous ne sommes pas capables de planifier correctement nos naissances, de respecter mon corps et de me laisser suffisamment de temps entre les grossesses... ,moi, je préfère ne pas accoucher du tout“, a laissé entendre mademoiselle Zeinab.

Les leaders religieux en pleine séance de sensibilisation sur la santé de la reproduction au quartier Talladjé à Niamey

Des progrès, mais aussi des goulots d’étranglement

Malgré la prise de conscience sur l’importance de la planification familiale,  des obstacles surgissent affirment les responsables des structures engagées dans la promotion de la natalité responsable. Il y a d’abord la culture au Niger qui considère qu’avoir beaucoup d’enfants reste une richesse ainsi que la pression du mari et de la belle famille, qui veulent s’assurer de la virilité du couple. A cela, s’ajoutent les fausses informations rapportées sur les contraceptions qui selon les réfractaires de la planification familiale rendent stériles et provoquent des maladies. Ce qui du coup  fait peur aux femmes et les rendent réticentes à aller vers les centres de santé.

Sauf que toutes ces rumeurs et autres affirmations gratuites n’arrivent pas à décourager les partisans de la natalité responsable qui réitèrent leur détermination à poursuivre le combat.   « Avant on chuchotait, aujourd’hui on en parle à l’hôpital, dans les centres de santé, à la radio à travers des sensibilisations. Avant il n’y avait pas assez de choix mais aujourd’hui, il y a de la pilule, l’implant de trois (3) ans… Avant les couples n’avaient aucune idée des avantages, les couples passaient le temps seulement à faire des enfants. Nous allons poursuivre à éveiller les consciences sur les avantages de  la planification familiale, car le faire, c’est protéger la vie de la mère et donner la chance à chaque enfant de bien grandir et atteindre son plein épanouissement », martèle M. Moussa Barké, Directeur Régional Adjoint de la Santé et de l’Hygiène Publique de Niamey.

Les leaders religieux sensibilisent les chefs de quartiers de Niamey sur la Planification Familiale

Si on lève les barrières et qu’on se parle mari et femme, on construira des familles plus fortes et plus unies,  ajoute Cheick Barham Aboubacar Hassimi, président du Cadre Religieux pour la Santé et le Développement (CRSD-Niger).

En plus du quotidien vécu par des familles avec des naissances non espacées, la crise sécuritaire a laissé apparaitre sur les sites des réfugiés et des déplacés internes, des situations qui interpellent. Le manque d’espacement de naissance empêche aux parents de bien éduquer leurs enfants et les grossesses rapprochées rendent les enfants vulnérables à plusieurs maladies et les parents n’arrivent plus à assurer leur éducation comme il le faut.

 

Kabirou Cheffou Zara

Previous Post

Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage: un passage de témoin sous le signe de la continuité

Next Post

Protection de l’Enfance : Dresser un état des lieux et proposer des solutions adaptées aux goulots d’étranglement

Ibrahim Moussa Illagamo

Ibrahim Moussa Illagamo

Related Posts

Productions médiatiques sur les DSSR: A Niamey, des journalistes s’engagent à accompagner IPAS et la CAR/PF
Santé

Productions médiatiques sur les DSSR: A Niamey, des journalistes s’engagent à accompagner IPAS et la CAR/PF

by Ibrahim Moussa Illagamo
1 October 2026
Rentrée scolaire: Environ 4 millions d’élèves et 94 800 enseignants reprennent le chemin de l’École, précise Dr Elizabeth Chérif
Société

Rentrée scolaire: Environ 4 millions d’élèves et 94 800 enseignants reprennent le chemin de l’École, précise Dr Elizabeth Chérif

by Ibrahim Moussa Illagamo
1 October 2026
Autonomisation des filles : Quand des jeunes filles et femmes s’intéressent à la pâtisserie à Diffa
Économie

Autonomisation des filles : Quand des jeunes filles et femmes s’intéressent à la pâtisserie à Diffa

by Ibrahim Moussa Illagamo
29 September 2026
Portrait : A la découverte du CRSD, une structure où chrétiens et musulmans prêchent la planification familiale au Niger
Santé

Portrait : A la découverte du CRSD, une structure où chrétiens et musulmans prêchent la planification familiale au Niger

by Ibrahim Moussa Illagamo
26 September 2026
Bras de fer Ministère du Commerce/Établissements Charfo: La justice tranche en faveur de l’opérateur économique
Politique

Bras de fer Ministère du Commerce/Établissements Charfo: La justice tranche en faveur de l’opérateur économique

by Ibrahim Moussa Illagamo
24 September 2026
Next Post
Protection de l’Enfance : Dresser un état des lieux et proposer des solutions adaptées aux goulots d’étranglement

Protection de l’Enfance : Dresser un état des lieux et proposer des solutions adaptées aux goulots d’étranglement

Leave a Reply Cancel reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Recommended

Autonomisation des filles : Quand des jeunes filles et femmes s’intéressent à la pâtisserie à Diffa

Autonomisation des filles : Quand des jeunes filles et femmes s’intéressent à la pâtisserie à Diffa

29 September 2026
Portrait : A la découverte du CRSD, une structure où chrétiens et musulmans prêchent la planification familiale au Niger

Portrait : A la découverte du CRSD, une structure où chrétiens et musulmans prêchent la planification familiale au Niger

26 September 2026

Categories

  • Appel d'offres
  • Culture
  • Économie
  • Éducation
  • International
  • Justice
  • Politique
  • Santé
  • Sécurité
  • Société
  • Sport

Don't miss it

LA BIDC approuve 390 millions USD pour des investissements stratégiques en Afrique de l’Ouest
Économie

LA BIDC approuve 390 millions USD pour des investissements stratégiques en Afrique de l’Ouest

1 October 2026
Politique

1 October 2026
Le lancement du Forum d’investissement de la CEDEAO 2027 mobilise investisseurs et partenaires en faveur de la transformation de l’Afrique de l’Ouest
Économie

Le lancement du Forum d’investissement de la CEDEAO 2027 mobilise investisseurs et partenaires en faveur de la transformation de l’Afrique de l’Ouest

1 October 2026
Productions médiatiques sur les DSSR: A Niamey, des journalistes s’engagent à accompagner IPAS et la CAR/PF
Santé

Productions médiatiques sur les DSSR: A Niamey, des journalistes s’engagent à accompagner IPAS et la CAR/PF

1 October 2026
Rentrée scolaire: Environ 4 millions d’élèves et 94 800 enseignants reprennent le chemin de l’École, précise Dr Elizabeth Chérif
Société

Rentrée scolaire: Environ 4 millions d’élèves et 94 800 enseignants reprennent le chemin de l’École, précise Dr Elizabeth Chérif

1 October 2026
La CEA et l’UNFPA organisent une rencontre régionale consacrée à la validation technique et à l’opérationnalisation de la Plateforme numérique de suivi de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’Union africaine sur la capture du dividende démographique en Afrique
Économie

La CEA mobilise les entreprises ouest-africaines pour dynamiser la chaîne de valeur du riz et renforcer la résilience alimentaire régionale

29 September 2026
La Roue de l'Histoire

Un média indépendant dédié à une information fiable, accessible et de qualité sur le Niger, l'Afrique et l'international.

Learn more

Catégories

  • Appel d'offres
  • Culture
  • Économie
  • Éducation
  • International
  • Justice
  • Politique
  • Santé
  • Sécurité
  • Société
  • Sport

Actualités récentes

LA BIDC approuve 390 millions USD pour des investissements stratégiques en Afrique de l’Ouest

LA BIDC approuve 390 millions USD pour des investissements stratégiques en Afrique de l’Ouest

1 October 2026

1 October 2026

© 2026 La Roue de l'Histoire

No Result
View All Result
  • Home

© 2026 La Roue de l'Histoire