
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Environnement, le colonel Maizama Abdoulaye a ouvert ce lundi 21 septembre 2026, les travaux de l’atelier régional sur le financement de la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN) des pays membres de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS).
La cérémonie a enregistré la présence des membres du CNSP et du gouvernement du Directeur pays de la Banque Africaine de Développement (BAD), des représentants du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) ainsi que d’autres agences spécialisées des Nations Unies et des représentants des 17 pays membres de la CCRS.
Face aux multiples défis imposés par le dérèglement du climat, la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) en synergie avec ses partenaires notamment l’Unicef, le PAM et la BAD ont décidé de joindre leurs efforts pour atténuer les souffrances des communautés vivant dans les dix-sept (17) pays du Sahel. C’est dans cette logique que la rencontre de Niamey des 21, 22 et 23 septembre 2026 a voulu réunir autour d’une même table, toutes les parties prenantes dans le but d’échanger les idées afin de contribuer à la réussite de la mise en œuvre des contributions déterminées au niveau national (CDN).
Dans l’allocution qu’elle a prononcée, Mme Djanabou Mahondé, Coordinatrice résidente par intérim du système des nations unies au Niger a rappelé les effets du changement climatique qui sont déjà visibles au Sahel. « Dans le Sahel, cette urgence est déjà une réalité quotidienne. Sécheresse, inondations, dégradation des terres et variabilité climatique fragilisent les moyens d’existence, les systèmes alimentaires et la nutrition. Elles affectent aussi l’accès à l’eau, à la santé et à l’éducation » a souligné Mme Djanabou Mahondé.
Des effets qui touchent des enfants car ils impactent négativement la nutrition, l’éducation, accès aux soins de santé et l’accès à l’eau.

Pour l’Unicef et le PAM, en investissant dans le climat, il possible de renforcer des services essentiels tels que la sécurité alimentaire et la nutrition, ce qui du coup améliorera la vie des familles et par ricochet celle des enfants.
La coordinatrice par intérim du système des nations unies de décliner ses propositions sur d’où pourrions provenir les financements en faveur du climat. Elle a assuré les pays membres de la Commission Climat pour la Région du Sahel qu’elle peut compter sur l’engagement du Système des Nations Unies et notamment sur les expertises mobilisées par l’Unicef et le Programme Alimentaire Mondial pour continuer à accompagner le Gouvernement du Niger et la CCRS dans leur ambition.
Abordant dans le même sens, M. Mamadou Tangara, Directeur pays de la Banque Africaine de Développement (BAD) a indiqué que son institution a fait le choix stratégique de mettre la finance climatique au cœur de son action. « Aujourd’hui, plus de 40% des financements de la banque sont consacrés au climat et plus de 50% de ces finances est dédié à l’adaptation. En 2025, cette part a atteint 54% des approbations confirmant une montée en puissance concrète et soutenue de nos engagements».
Au niveau de la BAD, l’objectif est clair : « faire de la finance climatique un levier structurant de transformation sahélienne », a précisé M. Tangara.
Au niveau du Secrétariat Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel, l’heure est au bilan une décennie après l’accord de Paris. Malheureusement, le constat est sans appel souligne M. Issifi Boureima. « Le principe de la contribution intervenu sur le plan international a révélé les limites de l’ancien modèle…, » a révélé le Secrétaire Exécutif de la CCRS.
Pour Issifi Boureima, les nouvelles contributions au niveau nationale qui seront mises en œuvre sur les cinq (5) prochaines années ne sont plus de simples catalogues de projets. Et à cet effet, le patron de la CCRS préconise un financement mixte, c’est-à-dire au-delà de celui de l’accord de Paris.

En trouvant les travaux de l’atelier, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le colonel Maizama Abdoulaye a axé son intervention sur quatre chantiers majeurs qui sont : Faire l’état des lieux sans complaisance de la mise en œuvre des CDN antérieures et capitaliser les bonnes pratiques ; identifier les mécanismes des financements innovants ; construire la résilience régionale par la validation de l’initiative 4×5 résilience sahel portée par la CCRS et l’identification des trois (3) projets régionaux prioritaires et enfin, finaliser le plan d’action de la plateforme des points focaux CDN et le plan d’action de la plateforme des autorités nationales désignées.
Après l’échec de la première phase de la CDN, les Etats membres de la CCRS s’engagent à travers la CDN 3.0 a rehaussé le niveau d’ambition sur la période 2025-2035.
Ibrahim Moussa













