
Renforcer la résilience et assurer l’avenir des enfants et des jeunes face au changement climatique, tel est l’objectif visé par la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) et le fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) à travers l’atelier de validation du Recueil des bonnes pratiques d’adaptation au changement climatique des jeunes et des enfants au Sahel Central. Du 14 au 16 septembre, les participants venus du Burkina Faso, du Mali et du Niger vont valider les résultats issus de l’étude menée dans les trois (3) pays.
Il s’agit pour les spécialistes des droits des enfants, des experts de la CCRS et des experts en élaboration des projets d’adaptation, d’examiner et valider le recueil et les bonnes pratiques d’adaptation au changement climatique au Sahel Central. D’analyser et valider le rapport global de l’étude ; d’examiner et valider la stratégie de diffusion, de capitalisation et sa feuille de route et enfin produire le rapport de l’atelier intégrant la synthèse des travaux et les recommandations validées.
Pour Dr Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la Commission Climat pour la Région du Sahel, l’atelier qui se tient à Niamey est vital : « Notre région se réchauffe 1,5 fois plus vite que la moyenne mondiale. Les sécheresses et les inondations, la dégradation des terres et l’insécurité fragilisent les fondements même de nos sociétés… ». Le Secrétaire Exécutif de la CCRS s’est réjoui de l’appui technique et déterminant de l’Unicef pour la tenue de cet atelier qui est en cohérence avec le Plan Stratégique 2022-2025 de l’Unicef notamment ses objectifs (protection sociale inclusive et accès aux services et environnement durable ainsi que le programme de refondation 2025-2029 des autorités nigériennes).
S’appesantir sur l’adaptation des jeunes et des enfants au changement climatique veut son pesant d’or à partir du moment où 65% des populations ont moins de 25 ans au Sahel Central. Dans cette partie du monde, 50 initiatives ont été recensées et analysées au Burkina Faso, au Mali et au Niger. A l’issue d’un travail minutieux, douze (12) pratiques développées par des enfants et des jeunes ont fait leur preuve sur le terrain. Il s’agit entre autres, des innovations dans l’agriculture, la gestion de l’eau, la restauration de l’écosystème, l’énergie et la mobilisation communautaire.

Dans son adresse, la représentante résidente ajointe de l’Unicef a souligné que la sécheresse, les inondations et les crises alimentaires nés du changement climatique affectent des enfants et des jeunes au Sahel Central. Face à cette situation, les enfants et les jeunes sont loin d’être uniquement des victimes, ils figurent aussi parmi les détenteurs d’idées novatrices pour s’adapter au changement climatique. « En documentant au moins douze (12) pratiques au Burkina Faso, au Mali et au Niger, notre ambition ne doit pas être seulement de montrer ce qui résiste mais de comprendre ce qui fonctionne », a laissé entendre lAinhoa Jaureguibetia, représentante adjointe de l’Unicef au Niger.
Le partenariat qui lie l’Unicef et la CCRS cherche à mieux intégrer les besoins des enfants dans les politiques climatiques et renforcer la participation significative des jeunes dans les réponses à leur avenir, a ajouté la représentante de l’Unicef.
Auparavant, Colonel Ramata Abba Kiari, Directrice du Renforcement de la Résilience et de l’Atténuation au changement climatique et Présidente du Groupe de Travail conjoint de la CCRS, a précisé que le changement climatique est une réalité au Sahel Central avant de s’adresser aux jeunes : « chers jeunes, ne douter jamais, continuer à expérimenter, à apprendre, à partager et à porter votre haut voix ». Elle a enfin exhorté les décideurs et les Partenaires Techniques et Financiers à écouter la jeunesse sahélienne en donnant à cette dernière les moyens de ses ambitions.
Ibrahim Moussa














