Dans un communiqué en date du 2 septembre lu sur les antennes de la télévision nationale, le Chef d’état-major des Armées, le Général de division Moussa Salaou Barmo a invité les militaires en situation de fuite et demeurant hors de leur unité à régulariser leur situation en se présentant individuellement avec leurs armes munitions et équipements militaires à l’école de la gendarmerie de Niamey ou dans les brigades de gendarmerie territoriales
Cet appel du Chef d’état-major des Armées sonne comme un signal d’apaisement et à un retour à la sérénité au niveau des différentes unités de l’armée qui ont été perturbées ces derniers jours par les événements malheureux du 28 août 2026.
On se rappelle que dans le communiqué du Ministre de la Défense qui a suivi le déclenchement des événements, il a été rapporté qu’il s’agissait de certains éléments en rupture avec la discipline de l’armée qui ont séquestré leurs collègues et ont attaqué plusieurs centres stratégiques de la capitale
L’appel du Chef d’état-major vient donc à point nommé parce que les trois Etats de l’AES ont besoin d’armées fortes et bien soudés dans ce contexte d’insécurité alimenté par les terroristes et leurs sponsors.
L’autre argument par rapport aux événements du 28 août 2026 est que beaucoup de militaires ont été probablement instrumentalisés et manipulés avant de s’engager dans cette mésaventure, en atteste les révélations du capitaine Roger Gabriel diffusées sur la RTN.
Il y a aussi ceux qui, semble-t-il, ont été pris de panique par la désinformation des réseaux sociaux et ont fini par abandonner leurs postes pour disparaître dans la nature.
C’est le lieu aussi de rappeler à certains nigériens surtout ceux qui sont sur les réseaux sociaux d’éviter la désinformation et la nécessité de privilégier l’apaisement et le dialogue en recourant aux informations officielles et fiables au cours de cette période sensible.
Ainsi, l’appel du Chef d’état-major en général va certainement contribuer à ramener la confiance et la quiétude entre frères d’armes qui partagent en réalité une mission commune, celle de défendre l’intégrité du territoire nationale et assurer la sécurité des personnes et des biens.
Aujourd’hui le grand défi qui se pose aux FDS est sûrement la lutte quotidienne contre le terrorisme et le banditisme qui sévissent sur plusieurs localités du Niger occasionnant des pertes en vies humaines tant du côté des FDS que des populations civiles.
L’insécurité touchant aux trois pays de l’AES a obligé plusieurs communautés à abandonner leurs champs et leurs villages pour des destinations plus paisibles. Et depuis le début de cette insécurité dans l’espace AES, les trois présidents des Etas membres de la confédération AES ont fait le serment de défendre et de protéger vaillamment les populations en mutualisant les moyens et les stratégies.
Adoum Boulkassoum














