
A partir de ce mercredi 19 août 2026, les candidats à l’élection présidentielle et législative au niveau fédéral se lancent à la conquête de l’électorat pour le scrutin du 14 janvier 2027.
Plusieurs candidats sont en lice pour succéder à Bola Ahmed Tinubu qui dirige le Nigeria depuis mai 2023. Parmi ces gros bonnets de la politique nigériane figurent le président sortant Bola Ahmed Tinubu du parti APC qui rempile pour un deuxième mandat, l’ancien vice-président du Nigeria Atiku Abubacar qui se présente sous la bannière de ADC, l’ancien candidat à la présidentielle de 2023, Peter Obi de NDC et peut-être l’ancien président Goodluck Ebelé Jonathan dont le nom revient ces derniers jours comme porte étendard du PDP.
Selon la porte-parole de la Independant National Electoral Commission (INEC), l’instance en charge de l’organisation des élections, Madame Zeinab Aminou Aboubacar, la campagne s’ouvre à partir de ce mercredi 19 août 2026 conformément aux dispositions du code électoral qui stipule que la campagne pour l’élection présidentielle et législative démarre 150 jours avant la date du scrutin qui se tiendra le 14 janvier 2027.
La responsable de communication d’INEC d’ajouter que durant cette campagne, les textes interdisent plus d’un parti politique d’organiser un meeting dans une même localité le même jour et à la même heure. « Toute formation politique qui envisage de battre campagne dans une localité à l’obligation d’écrire la veille aux services de sécurité de l’État pour les informer d’avance sur la localité, le lieu, la date et l’heure auxquels elle compte mener son activité ».
Cette disposition vise à écarter le risque de trouble pendant la campagne électorale dans ce pays où chacun des poids lourds en politique dispose d’un gang prêt à régler le compte à l’adversaire.
Signature d’une charte pour des élections transparentes et pacifiques
Dès la veille de l’ouverture de la campagne électorale, les différents candidats à l’élection présidentielle et le président de la commission électorale nationale indépendante, ont chacun apposé sa signature, le mardi 18 août 2026, sur la charte, un document à travers lequel, toutes les parties prenantes s’engageront pour des élections libres, transparentes et pacifiques en 2027. C’est l’ancien président de la République Fédérale du Nigeria, le général à la retraite Abdusalami Abubacar qui a supervisé le processus en présence des grands témoins, des leaders des communautés musulmane et chrétienne. Seul le candidat du parti NDC a brillé par son absence lors de la signature de ce document. Une absence qui commence a suscité des interrogations chez plusieurs observateurs et analystes de la situation politique dans ce géant d’Afrique de l’Ouest.
La campagne pour la présidentielle et la législative au niveau fédéral sera clôturée le 12 janvier 2027.
Quant à la campagne pour l’élection des gouverneurs et les députés fédéraux, elle sera lancée le 9 septembre 2026 et le scrutin aura lieu le 6 février 2027.
Une bataille âpre se dessine à l’horizon
Une confrontation sans merci va caractériser l’élection présidentielle du 14 janvier 2027 au Nigeria. D’un côté, le président sortant Bola Ahmed Tinubu qui veut briguer à tout prix, un 2ème mandat et de l’autre, trois (3) principaux opposants à savoir : Atiku Abubakar, Peter Obi et son colistier, l’ancien gouverneur de l’État de Kano, le sénateur Rabiou Moussa Kwonkoso.
A quelques jours de l’ouverture de la campagne électorale, les partis politiques de l’opposition ont annoncé leur intention de se coaliser contre le président sortant à qui, ils veulent coute que coute barrer la route du palais présidentiel d’Asorock communément appelé ‘’ Villa’’en 2027.
Fort de la machine du pouvoir et du soutien d’une trentaine des gouverneurs, l’actuel président Bola Ahmed Tinubu et ses partisans se disent rassurés de remporter la présidentielle au soir du 14 janvier 2027.
Le samedi 15 août dernier, l’élection du gouverneur de l’État d’Osun dans le sud-ouest du pays a consacré la victoire du gouverneur sortant, militant d’un parti de l’opposition. Ce scrutin est perçu par plusieurs observateurs comme un test grandeur nature qui annonce les couleurs des élections générales de l’année 2027.
Ibrahim Moussa










